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Réunis à l’occasion de leurs XVèmes Rencontres, le 8 juin à Paris, les fabricants de la papeterie et du bureau ont dressé le bilan de leur activité, en pleine préparation de la rentrée scolaire. Christophe Le Boulicaut, président de l’AIPB, s’est prêté au jeu de l’interview.

Vous évoquiez l’an dernier une baisse des prix de 2,1 % à la rentrée des classes 2015 et 1,4 % en 2016. La tendance se poursuit-elle cette année ?


La Rentrée des classes est un des temps forts de l’année pour la distribution pendant lequel la pression des prix et la présence dans les rayons des promotions sont les plus fortes. Il y a de grandes probabilités pour connaître une faible inflation sur cette rentrée des classes 2017. La contrainte des prix pèse sur la rentabilité des acteurs économiques au profit des consommateurs.

Le e-commerce est un enjeu pour les adhérents de l’AIPB. Comment relevez-vous ce défi de l’ère numérique ?


Le e-commerce, qu’il soit pure-player ou multi-canal, est un circuit de distribution devenu indispensable. Il implique néanmoins de nouveaux process, de nouvelles approches de la vente, de la relation au consommateur et du parcours client, d’où émergent de nouveaux métiers et de nouvelles spécificités. Je pense pouvoir dire que la majorité des industriels y travaillent ardemment. Nous entrons dans une nouvelle ère du commerce qui est enthousiasmante pour l’ensemble des acteurs. Tout le monde peut y être gagnant, le commerce physique, le e-commerce, les fabricants et les consommateurs.

Quelles sont les initiatives récentes qui vous semblent représentatives de l’état d’esprit de votre groupement ? Comment les adhérents arrivent à rendre attractifs et innover des produits de base ?


Au contact direct des consommateurs, en les écoutant et en étant capable d’adapter leurs outils de productions. AVERY fabrique,
par exemple, des étiquettes plastifiées ou solubles pour un usage
alimentaire mais très vite adaptées également à l’usage scolaire
(classeur, boîte de rangement...) ; cet axe de développement a
pu être mis en place après avoir rencontré des consommateurs
en magasin ou via leur site internet. VIQUEL, créateur de produits
de classement, organise des séances de créativité avec des professeurs des écoles, des parents, des usagers. Un comité de pilotage peut ensuite travailler pendant plusieurs mois à partir d’une simple idée et concevoir un nouveau produit.

La forte diversité des adhérents de l‘AIPB, des PME jusqu’aux groupes internationaux, reflète particulièrement bien le tissu industriel des sociétés françaises innovantes et créatrices de valeurs.

Comment vous positionnez-vous face à la concurrence en termes de développement durable et de choix des matériaux et des composants, en particulier pour les produits scolaires ?

Chaque adhérent a une responsabilité sociétale et environnementale car il est soumis à de nombreuses certifications. De nombreux efforts et investissements sont entrepris dans le domaine environnemental notamment la gestion des déchets, leur recyclage, la maîtrise des approvisionnements (bois, papier...).

Pour ne citer qu’un exemple, le stick Renature de UHU est un tube de colle fabriqué à 58% à partir de plastique d’origine végétale. Sa fabrication permet de réduire les émissions de Co2 et la consommation d’énergie. La colle, quant à elle, est constituée à 98% de matières végétales.

Quelle est la part de l’innovation dans les budgets des entreprises adhérentes ?

Le marché de la papeterie se nourrit de nouveautés, toutes familles de produits confondues. En moyenne 12 à 15% du marché est généré par l’innovation, qu’elle soit de rupture ou pas.
Si les budgets R&D sont confidentiels, la capacité d’innovation des industriels témoigne de leur volonté de proposer une offre produit toujours améliorée, en ligne avec les attentes des consommateurs au meilleur rapport qualité-prix.

 

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