Traduire cette page:
Imprimer

Avec près de 600 millions d’euros enregistrés en 11 semaines d’activité, le chiffre d’affaires des fournitures scolaires pour la rentrée 2017 est quasi stable à - 0,3 %. Publié le 13 octobre dernier, le dernier bilan de Gfk confirme les tendances que nous avions dévoilées dès septembre dans le Papetier de France.

Premier enseignement : les circuits spécialisés et le e-commerce apparaissent une nouvelle fois comme les grands gagnants de cette période qui concentre plus de la moitié des ventes annuelles du secteur. Les superstores, les surfaces culturelles et les pure players ont ainsi vu leur part de marché valeur grimper à 21 % en 2017, soit + 2 points par rapport à 2016. « La rentrée des classes devient pour ces derniers un temps fort incontournable. Les surfaces culturelles affichent une belle croissance de + 15 % en CA », analyse le cabinet d’études.

Cette rentrée marque une accélération significative de ces transferts d’achats vers les circuits spécialisés et le e-commerce. « 2017 confirme un changement de comportement des consommateurs, moins fidèles aux enseignes alimentaires pour préparer la rentrée de leurs enfants », précise Antoine Gachet, directeur des marchés Papeterie chez GfK. Les hypermarchés/supermarchés (HMSM) ont ainsi connu un recul de 2,8 % en valeur. Une basse d’activité qui a été quasi intégralement compensée par le dynamisme des circuits spécialisés et du e-commerce, portant la tendance globale à – 0,3 %.

Les consommateurs plébiscitent les marques nationales

Autre tendance forte de cette rentrée : l’attrait des consommateurs pour les marques nationales qui continuent de gagner du terrain face aux marques de distributeurs. Alors qu’elles représentaient moins de 65 % des ventes en 2013, les marques nationales dépassent aujourd’hui 69 %, toutes catégories de produits confondues.

Un autre phénomène semble également s’installer durablement : la faible anticipation des achats par les consommateurs. La tendance a déjà été soulignée en 2016. Cette année, les consommateurs se sont déplacés dans les points de vente dès le versement de l’Allocation Rentrée des Classes (ARS), réalisé avec une semaine d’avance comparé à 2016. Cette relative concentration des achats a pour conséquence directe des phénomènes de rupture. « 15 % des meilleures références du marché ont connu une rupture sur les dernières semaines de la rentrée. Les principales catégories impactées ont été les agendas, les stylos-plumes et les protège-documents », explique Édouard Lefeuvre, consultant Papeterie senior chez GfK.

Retour page précédente




à lire également...