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Fin décembre 2017, suite à la plainte contre X d’une association de défense des consommateurs, la justice française a confirmé avoir lancé une enquête contre Epson pour obsolescence programmée et tromperie. En cause, le contrôle de la durée de vie des imprimantes de la marque par le biais de ses cartouches d’encre.

Le parquet de Nanterre a confié cette investigation à la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF). Rappelons que l’obsolescence programmée est inscrite dans le code de la consommation depuis l’été 2015, définissant ce délit comme « l’ensemble des techniques par lesquelles un metteur sur le marché vise à réduire délibérément la durée de vie d’un produit pour en augmenter le taux de remplacement ». En septembre, après deux ans à recueillir des témoignages, l’association HOP, Halte à l’obsolescence programmée, avait notamment mis en cause Epson, Canon, Brother et HP, accusant ces fabricants d’imprimantes d’équiper leurs cartouches d’une puce qui désactive les têtes d’impression quand un certain nombre de feuillets imprimés est atteint.

Dans un article du journal Le Monde, publié le 28 décembre 2017, le directeur marketing France d’Epson, Thierry Bagnaschino, déclarait être serein : « On va démontrer que l’obsolescence programmée n’est pas dans la nature de l’entreprise. » Egalement dans la ligne de mire d’HOP, la firme Apple, qui a admis avoir volontairement ralenti le fonctionnement de certains de ses anciens modèles de téléphones. 

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